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ROEMI

Petit article sur les pratiques qui me paraissent assez douteuses : la facturation de la Redevance d’Enlèvement des Ordures Ménagères Incitative (REOMI) par notre Communauté de Communes du Val d’Essonne (CCVE).

La REOMI a été mise en place le 1er janvier 2012, pour nous inciter au tri des déchets (très bonne idée) et remplacer la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères. Courant 2011, la CCVE a fait une enquête en porte-à-porte pour recueillir l’avis des usagers, quoi que sans présenter d’exemples de coûts. Les personnes étaient deux : l’une réalisait l’enquête pendant que l’autre fixait les puces sur nos bacs à déchets (puces qui permettent au camion de ramassage de comptabiliser le nombre de levées par usager). C’était donc déjà décidé !

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Oups, j’entends d’ici le tollé que je vais provoquer avec cette affirmation et pourtant, c’est vrai ! logos bi

Car ceux qui prétendent le contraire se contentent de comparer le prix au kilo des fruits et légumes par exemple et s’en tiennent à cette unique comparaison. C’est juste, mais c’est un peu rapide…

Manger bio c’est avant tout un autre mode de consommation et d’alimentation qui permet, pour la même somme dépensée, de manger tout autant et de bien meilleure qualité. Voici comment :

  1. Fini les plats cuisinés, les prêt-à-cuire et préparations en tous genres de prix ! En achetant uniquement les produits de base, vous ne payez plus ni la fabrication, ni les conservateurs, ni les additifs, ni les emballages nécessaires à leur vente. Certes, il faut se remettre beaucoup plus à la cuisine et en prendre le temps, mais il y a une foule de recettes rapides (je compte bientôt vous proposer une nouvelle rubrique à ce sujet) et de conseils pour épargner temps et énergie dans les fiches pratiques « Ecolomisons chacun à notre rythme ». Vous savez précisément ce que vous mangez et combien cela vous a coûté.
  2. Fini la viande à tous les repas : une alimentation saine et équilibrée, n’oblige pas de manger de la viande à chaque repas, au contraire. De nombreux légumes sont riches en protéines (lentilles, soja, haricots rouges, flageolets, fèves, pois chiche, pois cassés, quinoa…). Si vous ne pouvez vous en passer, vous pouvez aussi réduire les proportions.
  3. Fini l’épluchage des légumes et des fruits dont la peau peut être mangée bien sûr : l’épluchage, nécessaire si on consomme des fruits et légumes cultivés à force d’engrais chimiques et pesticides, représente une perte de matière d’environ 10 %. Mais comme ce n’est pas le cas du Bio, il suffit de brosser les légumes avec une petite brosse en fibres naturelles (vendue au rayon fruits et légumes de votre supermarché Bio), de les laver et vous gagnez en plus du temps d’épluchage. Vous gagnez donc déjà 10 %.
  4. Fini l’eau minérale en bouteille, les sodas bourrés de sucre, etc : en buvant l’eau de votre robinet, vous la payerez jusqu’à 50 fois moins cher ! (voir la fiche pratique sur le filtre de robinet)
  5. Fini les sucreries, les grignotages salés ou sucrés trop riches en sucre et en matières grasses : non seulement la gamme en magasin bio n’est pas énorme, mais cela permet aussi de faire attention à sa ligne. Faites l’expérience en totalisant le prix de ce type de produits de votre prochain caddy, vous serez étonnés !
  6. Fini les achats de promotions faisant – soi disant – gagner X % ou X paquets gratuits. Les promotions des têtes de gondoles des grandes surfaces classiques semblent alléchantes, mais il faut savoir qu’en moyenne ¼ finira à la poubelle à cause d’une mauvaise conservation (paquets ouverts prenant l’humidité) ou de date de péremption dépassée, à moins d’en consommer plusieurs fois par semaine. En achetant les denrées en vrac, donc uniquement la quantité nécessaire pour les jours à venir, on peut varier la composition des repas sans investir plus que le nécessaire et rien ne risquera d’être gaspillé.
  7. Fini les achats « double-dose » qui ne reviennent pas moins cher : lorsqu’on achète des produits bon marché sur l’étiquette, on est très souvent obligé d’augmenter les doses pour obtenir le résultat escompté. Les produits bios sont de vrais bons produits. Exemple : l’huile de tournesol. Elle est beaucoup plus épaisse, plus parfumée et plus riche que l’huile non bio. Résultat : vous en mettez beaucoup moins pour un résultat meilleur en goût et en qualité.
  8. Fini les achats inutiles : en suivant les conseils de la fiche pratique « écolomisons dès l’achat » vous ferez à coup sûr des économies.

Bref, en mangeant bio vous ne risquez qu’une seule chose : ne plus pouvoir vous en passer !

 
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Bien avant les premiers effets de la crise économique, la grande majorité des français se plaignait de la baisse de son pouvoir d’achat.

Oui, mais lequel ? Celui du logement ? De la nourriture ? Des autres besoins ? Et par rapport à quand ? Car, en l’occurrence, les besoins d’aujourd’hui ne peuvent être comparés à ceux d’hier.

Pour ne prendre que l’exemple de la nourriture : ce budget représentait 50% des revenus en 1900 pour n’être plus que de 16 % aujourd’hui. Or mangeons-nous réellement 3 fois moins qu’avant ? En qualité, très certainement. Et il n’y a pas besoin des chiffres de l’INSEE pour avancer que nous y dépensons beaucoup, beaucoup plus qu’avant. Car ni en 1900, ni en 1950, les étals ne regorgeaient de tous ces plats cuisinés, produits prêts à cuisiner, prêts à consommer qu’offre l’agroalimentaire à la ménagère pressée d’aujourd’hui.

Où est donc alors passée l’incalculable différence ?

Dans tous les nouveaux besoins que nous nous sommes créés entre-temps : voitures et carburants, surface d’habitation et leur aménagement, vacances au long court, loisirs Hi-Tech, téléphonie portable, etc., etc. Certaines de ces nouvelles dépenses sont des progrès et il est nullement question ici de les remettre en cause. Mais le sont-elles toutes ?

S’endetter sur de longues années pour financer un logement salubre et fonctionnel, léguer un patrimoine à ses descendants, est pour la majorité d’entre nous une étape nécessaire. Mais de là à s’offrir le dernier cri du dernier cri, inévitablement plus cher, de surcroît à crédit, c’est tomber pieds et poings liés dans le piège que la société de consommation, acoquinée au néolibéralisme, ne cesse de nous tendre. En effet, quand les salaires n’augmentent plus ou si peu (à peine 0,5 % ces 10 dernières années), comment faire augmenter la consommation si ce n’est en favorisant l’endettement grâce à la baisse des taux d’emprunt ?

Corriger nos habitudes de consommation pourrait alors être un début d’amélioration de notre pouvoir d’achat, si ce n’était pas déjà trop tard : dans leur course effrénée au rendement, les marchés financiers ont paralysé le système avec des pertes qui seront répercutées sur tous, capitalistes et consommateurs, états et citoyens.

D’où l’importance de ne pas tomber dans le piège de la surconsommation, favorisé par l'augmentation des surfaces de chalandise de la grande distribution et l'ouverture de certains magasins le dimanche.

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